Après une première rencontre tenue la veille avec les représentants des associations des éleveurs, le Ministre en charge de l’Élevage et de la Santé Animale Amadou BI ALIOU a poursuivi ses consultations ce jeudi 18 juin 2026 en recevant les différentes associations des bouchers de Centrafrique. Cette série de rencontres s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de renforcer le dialogue avec les acteurs de la filière bétail-viande afin de trouver des solutions concrètes aux difficultés qui affectent le secteur.
Au cours des échanges, les représentants des associations des bouchers ont exposé plusieurs préoccupations majeures liées à l’exercice de leur activité. Les discussions ont notamment porté sur les problèmes d’affermage, la recrudescence des abattages clandestins, les difficultés de transport des carcasses et des animaux, ainsi que sur la hausse persistante du prix des bœufs sur les marchés.
Les participants ont également évoqué les difficultés liées à l’acheminement des animaux du PK45 vers les installations de la SEGA. Ces contraintes logistiques, combinées à d’autres charges supportées par les opérateurs économiques, contribuent à l’augmentation du coût de la viande sur les marchés, avec des conséquences directes sur le pouvoir d’achat des ménages.
Revenant sur les conclusions de la réunion tenue la veille avec les éleveurs, le Ministre a rappelé la décision du Gouvernement de mettre fin aux taxes illégales qui pesaient lourdement sur les acteurs de la filière. Il a insisté sur le fait que ces prélèvements non réglementaires ne doivent plus être exigés ni payés par les éleveurs et les commerçants.
Selon les acteurs du secteur, ces taxes illégales représentaient une charge financière importante qui réduisait considérablement leurs bénéfices et contribuait à la hausse du prix des bœufs sur les marchés.
En supprimant ces pratiques, le Gouvernement entend favoriser un environnement économique plus sain, permettant aux commerçants de développer leurs activités dans de meilleures conditions et aux consommateurs d’accéder à la viande à des prix plus abordables.
Le Ministre a également abordé la question de l’insécurité dans la zone du PK45, considérée comme l’un des principaux points de transit du bétail. Il a souligné l’existence de nombreux obstacles sécuritaires qui perturbent les activités des éleveurs et des commerçants. Face à cette situation, il a indiqué que son département travaille en étroite collaboration avec les ministères de la Défense Nationale, de la Justice ainsi qu’avec l’ensemble des membres du Gouvernement afin de trouver des solutions durables pour rétablir l’ordre et sécuriser les circuits d’approvisionnement.
Par ailleurs, les questions relatives aux conditions d’abattage et au respect des normes d’hygiène ont été largement débattues. Les associations ont relevé que certaines infrastructures ne répondent pas encore aux exigences de salubrité et de sécurité sanitaire, ce qui nécessite des efforts supplémentaires pour garantir la qualité des produits destinés à la consommation.
En réponse aux différentes préoccupations exprimées, le Ministre a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à accompagner les acteurs de la filière, à renforcer les contrôles contre les abattages clandestins, à améliorer les conditions de travail des professionnels du secteur et à promouvoir le respect des normes sanitaires.
Cette réunion marque une étape importante dans le processus de modernisation de la filière bétail-viande en République centrafricaine.
Elle traduit la volonté des autorités de soutenir les éleveurs, les commerçants et les bouchers, tout en œuvrant à la baisse des prix de la viande et à l’amélioration des conditions de vie des populations.

CSCOM ASTA INOUSSA

