🇨🇫 LA FAO VEUT RENFORCER SON PARTENARIAT AVEC LA RCA POUR TRANSFORMER DURABLEMENT LE SECTEUR DE L’ÉLEVAGE

Le ministre de l’Élevage et de la Santé animale, Amadou BI ALIOU, assisté de son directeur de cabinet, Dr Patrick NINGATA-DJITA, ainsi que du directeur général des Services vétérinaires, Thierry KOUZOU NKENDE, a reçu en audience, ce mercredi 20 août 2026, Dr Cyprien BIAOU, chargé du développement de l’élevage pour l’Afrique centrale à l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Cette rencontre avait pour objectif de renforcer la coopération entre la République centrafricaine et la FAO, particulièrement dans le domaine de l’élevage. Les échanges ont notamment porté sur la modernisation du secteur, la mobilisation des ressources, le développement des infrastructures ainsi que la mise en place de projets structurants susceptibles de contribuer davantage à la croissance économique du pays.

À l’issue de cette audience, une réunion de travail s’est tenue dans la salle de conférence du ministère. Elle a permis aux différentes parties d’approfondir les discussions et d’examiner les priorités de la coopération pour les prochaines années, notamment les perspectives de financement et les actions à mettre en œuvre à partir de 2027.

Renforcer la coopération technique

En République centrafricaine, la FAO entend renforcer sa collaboration avec le ministère de l’Élevage et de la Santé animale afin de soutenir la modernisation du secteur, de mobiliser davantage de ressources et de faire de l’élevage un véritable moteur de croissance économique.

Dr Cyprien BIAOU, vétérinaire et responsable du développement de l’élevage pour la FAO en Afrique centrale, a rappelé l’importance de donner un nouvel élan à cette coopération et de renforcer les relations techniques entre les deux institutions.

La collaboration entre la République centrafricaine et la FAO couvre plusieurs domaines, notamment l’agriculture, l’environnement, la forêt, la pêche, la nutrition et l’élevage. Parmi ces secteurs, l’élevage constitue un levier majeur du développement économique et social du pays.

Selon Dr BIAOU, l’enjeu est désormais de mettre en place un cadre de collaboration plus structuré, capable de favoriser la conception et le financement de projets et de programmes adaptés aux réalités centrafricaines.

Cette démarche devra associer étroitement le ministère en charge de l’Élevage, mais également les départements ministériels concernés, notamment ceux chargés de l’Économie, du Plan, de la Coopération et des Finances, afin de renforcer la crédibilité des initiatives auprès des partenaires techniques et financiers.

L’investissement, une priorité pour moderniser l’élevage

Pour la FAO, la modernisation durable de l’élevage centrafricain passe avant tout par l’investissement. Le pays dispose d’un important potentiel, notamment à travers son cheptel et ses ressources naturelles, mais plusieurs contraintes limitent encore la valorisation de cette richesse.

L’amélioration de l’alimentation animale, le développement des ressources fourragères, le renforcement des infrastructures d’élevage et des services vétérinaires, ainsi que la transformation et la commercialisation des produits d’origine animale figurent parmi les principales priorités identifiées.

L’objectif est également de permettre aux produits issus de l’élevage centrafricain de répondre progressivement aux normes et standards internationaux. Cette mise à niveau constitue une condition essentielle pour accéder à de nouveaux marchés, développer les échanges commerciaux et accroître les possibilités d’exportation.

Dans cette perspective, la FAO et les autorités centrafricaines entendent travailler à l’élaboration de nouveaux outils, méthodes et approches communes afin de faciliter la mobilisation des financements nécessaires à la transformation du secteur à partir de 2027.

Faire de l’élevage un moteur de l’économie nationale

Au-delà des aspects techniques, la FAO souhaite contribuer à une transformation profonde du secteur de l’élevage afin qu’il puisse jouer pleinement son rôle dans l’économie nationale.

Pour Dr Cyprien BIAOU, l’élevage doit être considéré comme une opportunité et non comme une contrainte.

« L’élevage est une solution en République centrafricaine. Ce n’est pas un problème », insiste-t-il.

Le secteur dispose, selon lui, d’un potentiel considérable en matière de création de revenus et d’emplois, de renforcement de la sécurité alimentaire, d’amélioration des moyens d’existence des populations rurales et de développement des échanges commerciaux.

La levée des contraintes qui freinent encore le développement de la filière nécessite toutefois une action concertée entre les pouvoirs publics, la FAO, les partenaires techniques et financiers, les éleveurs et l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur.

La mobilisation des ressources apparaît ainsi comme l’un des principaux défis des prochaines années. Il s’agit de créer les conditions permettant d’attirer davantage d’investissements et de transformer les potentialités existantes en véritables opportunités économiques.

Une vision commune pour 2027

À l’horizon 2027, la FAO ambitionne de consolider son partenariat avec les autorités centrafricaines autour d’une vision commune : faire de l’élevage un secteur plus moderne, productif, compétitif, résilient et durable.

La réussite de cette ambition dépendra notamment de la capacité des différents acteurs à travailler de manière coordonnée, à mieux structurer les projets et à mobiliser les financements nécessaires à leur mise en œuvre.

Pour la FAO, l’enjeu est clair : valoriser davantage le potentiel de l’élevage centrafricain afin qu’il contribue pleinement à la croissance économique, à l’amélioration des revenus des ménages, à la sécurité alimentaire et au développement durable de la République centrafricaine.

mesa-gouv.com

CSCOM ASTA INOUSSA

 

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