🇨🇫 LE MINISTRE DE L’ÉLEVAGE ET DE LA SANTÉ ANIMALE À L’ÉCOUTE DES MAIRES DES COMMUNES D’ÉLEVAGE .

Le ministre de l’Élevage et de la Santé animale, Monsieur Amadou BI ALIOU, assisté des membres de son cabinet, a accordé ce mardi une audience aux maires de plusieurs communes à forte vocation pastorale de la République centrafricaine.

Cette rencontre s’inscrit dans la continuité du dialogue engagé par le département de l’Élevage avec les autorités locales et les différents acteurs du monde pastoral. Elle avait notamment pour objectif de recueillir les préoccupations des élus locaux et d’échanger sur les difficultés qui entravent le développement des activités d’élevage dans leurs différentes zones de compétence.

La question des taxes au cœur des préoccupations

Au cours des échanges, les maires ont principalement attiré l’attention du ministre sur la question des taxes prélevées sur les activités liées à l’élevage.

Ils ont rappelé que certaines taxes avaient fait l’objet d’une suspension par le ministère. Toutefois, selon leurs témoignages, des prélèvements continueraient d’être effectués dans certaines zones par des agents relevant notamment des forces de défense, de sécurité et d’autres acteurs présents sur le terrain.

Cette situation, ont-ils expliqué, constitue une lourde charge pour les éleveurs et contribue à renchérir le coût du bétail. Les conséquences se répercutent directement sur le prix de la viande, avec un risque d’affaiblissement progressif de l’activité pastorale et d’érosion des revenus des éleveurs.

Les représentants des communes d’élevage ont ainsi appelé le Gouvernement à prendre des mesures permettant de faire respecter effectivement la suspension annoncée et de mettre fin aux prélèvements qu’ils jugent préjudiciables à leurs activités.

Les éleveurs confrontés à de nombreuses difficultés sécuritaires

L’autre préoccupation majeure soulevée au cours de l’audience concerne la sécurité des éleveurs et de leurs troupeaux.

Les maires ont fait état de difficultés récurrentes auxquelles les éleveurs seraient confrontés sur le terrain, notamment en raison des interventions et tracasseries attribuées à certains éléments de la gendarmerie, de la police, des Forces armées centrafricaines (FACA) ainsi qu’à certains groupes d’autodéfense.

Selon les élus locaux, cette situation crée un climat d’inquiétude qui ne permet pas toujours aux éleveurs d’exercer leurs activités dans des conditions sereines. Ils ont donc plaidé pour un renforcement de la sécurité et pour une meilleure coordination entre les différents acteurs intervenant dans les zones pastorales.

Pour les maires, il est urgent que le Gouvernement apporte des réponses appropriées à ces difficultés afin de préserver les investissements réalisés par les éleveurs et d’éviter que ceux-ci ne perdent progressivement le fruit de leurs années de travail et d’épargne.

Préserver l’élevage pour garantir l’approvisionnement en viande

Au-delà des préoccupations économiques et sécuritaires, les maires ont insisté sur l’importance stratégique de l’élevage pour l’approvisionnement des populations centrafricaines en produits d’origine animale, notamment en viande.

Ils estiment que la protection des éleveurs et la sécurisation de leurs activités sont indispensables pour maintenir la production, assurer la disponibilité de la viande sur les marchés et contribuer à la sécurité alimentaire du pays.

Ils ont ainsi souhaité que des dispositions concrètes soient prises afin de créer un environnement plus favorable à l’exercice des activités pastorales, tout en favorisant la cohabitation pacifique entre éleveurs, agriculteurs et autres communautés.

Le ministre rassure les élus locaux

Répondant aux différentes préoccupations exprimées, le ministre de l’Élevage et de la Santé animale, Amadou BI ALIOU, a assuré les maires de son attention et de sa détermination à œuvrer à la recherche de solutions aux difficultés soulevées.

Le ministre a indiqué que ces préoccupations ne lui étaient pas inconnues et qu’il avait déjà entrepris de les porter à la connaissance de sa hiérarchie, notamment dans le cadre du Conseil de cabinet, afin que des réponses appropriées puissent être apportées.

Il a rassuré les représentants des communes d’élevage qu’une réponse devrait intervenir prochainement sur les différentes questions soulevées.

Cette démarche traduit la volonté du ministère de maintenir un dialogue permanent avec les collectivités territoriales et les acteurs du secteur afin de mieux prendre en compte les réalités du terrain et de construire des réponses concertées.

Un dialogue appelé à se poursuivre

Cette nouvelle audience vient ainsi renforcer la dynamique de concertation engagée entre le ministère de l’Élevage et de la Santé animale et les autorités locales des zones pastorales.

Pour les maires, l’enjeu est désormais de voir les préoccupations exprimées se traduire rapidement par des mesures concrètes, notamment en matière de fiscalité, de sécurité et de protection des activités pastorales.

La résolution de ces difficultés apparaît comme une condition essentielle pour préserver les moyens de subsistance des éleveurs, soutenir le développement du secteur et garantir un approvisionnement régulier des populations en viande.

À travers cette politique d’écoute et de proximité, le ministre Amadou BI ALIOU entend poursuivre le dialogue avec les collectivités et les professionnels du secteur, dans la perspective de faire de l’élevage un véritable levier de développement économique, de sécurité alimentaire et de cohésion sociale en République centrafricaine.

CSCOM ASTA INOUSSA

 

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