9ᵉ CONGRÈS MONDIAL ONE HEALTH : LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE PARTICIPE AUX RÉFLEXIONS INTERNATIONALES SUR LES GRANDS DÉFIS SANITAIRES

La capitale portugaise accueille, du 4 au 7 septembre 2026, le 9ᵉ Congrès mondial One Health, un rendez-vous international majeur consacré à l’approche « Une seule santé ». Cette rencontre réunit des experts, chercheurs, professionnels de santé, vétérinaires, spécialistes de l’environnement ainsi que des décideurs publics venus de plusieurs pays afin de renforcer la coopération autour des enjeux qui relient étroitement la santé humaine, la santé animale et la santé des écosystèmes.

La République centrafricaine prend part à cette importante rencontre internationale à travers la participation du Directeur de Cabinet du Ministère de l’Élevage et de la Santé Animale, le Docteur Patrick NINGATA-DJITA, qui y représente le pays.

Une approche intégrée face aux nouveaux défis sanitaires

Le Congrès mondial One Health intervient dans un contexte marqué par la multiplication des risques sanitaires à l’échelle mondiale. L’émergence de nouvelles maladies, les changements environnementaux, les effets du changement climatique et la circulation croissante des agents pathogènes démontrent la nécessité d’une approche intégrée de la santé.

L’approche One Health repose précisément sur cette vision : la santé des populations humaines ne peut être dissociée de celle des animaux et de l’environnement dans lequel ils évoluent.

Parmi les principaux enjeux abordés au cours de cette 9ᵉ édition figurent notamment la résistance aux antimicrobiens, le changement climatique, les perturbations des écosystèmes, la perte de biodiversité, le renforcement du dialogue entre la science et les politiques publiques, ainsi que la prévention des futures pandémies.

La résistance aux antimicrobiens : un défi sanitaire mondial

La résistance aux antimicrobiens constitue l’un des défis majeurs de santé publique. L’utilisation inappropriée ou excessive des antibiotiques et autres antimicrobiens, aussi bien en médecine humaine qu’en médecine vétérinaire, contribue à l’apparition de microorganismes résistants aux traitements.

Face à cette menace, les échanges portent notamment sur le renforcement de la prévention, l’amélioration du diagnostic, l’usage raisonné des médicaments et la mise en place d’une meilleure coordination entre les secteurs de la santé humaine et animale.

Cette problématique rappelle l’importance d’une surveillance intégrée et d’une collaboration étroite entre médecins, vétérinaires, chercheurs, laboratoires et autorités sanitaires.

Changement climatique et perturbation des écosystèmes

Le changement climatique constitue également un facteur susceptible de modifier la dynamique et la répartition de certaines maladies. Les modifications des températures, des précipitations, des habitats naturels et des interactions entre les espèces peuvent favoriser l’apparition ou la propagation de nouveaux risques sanitaires.

Le Congrès s’intéresse ainsi à la nécessité de mieux comprendre les conséquences des perturbations environnementales et d’anticiper leur impact sur la santé humaine et animale.

Préserver la biodiversité pour mieux protéger la santé

La perte de biodiversité représente un autre enjeu central de l’approche One Health. La dégradation des habitats naturels et la diminution de la diversité des espèces peuvent modifier les équilibres écologiques et les interactions entre les animaux, les humains et leur environnement.

La préservation des écosystèmes apparaît dès lors comme un élément essentiel de la prévention des risques sanitaires et de la construction de sociétés plus résilientes.

Renforcer le lien entre science et décision politiqueL’un des enjeux importants du Congrès réside également dans le renforcement de l’interface entre la science et les politiques publiques. Les connaissances produites par les chercheurs et les professionnels doivent pouvoir être transformées en décisions concrètes permettant de mieux prévenir et gérer les risques sanitaires.

Cette coopération entre scientifiques, institutions publiques et acteurs de terrain est indispensable pour élaborer des politiques de santé cohérentes, fondées sur les données scientifiques et adaptées aux réalités de chaque pays.

Prévenir les prochaines pandémiesLa prévention des pandémies figure naturellement parmi les priorités de cette rencontre internationale. Les expériences récentes ont démontré qu’une crise sanitaire peut rapidement dépasser les frontières et affecter simultanément les populations humaines, les animaux, les systèmes alimentaires et les économies.

Dans cette perspective, l’approche One Health encourage le développement de systèmes de surveillance intégrés, le renforcement des capacités nationales de détection précoce et une meilleure coordination entre les différents secteurs concernés.

La participation centrafricaine : un engagement en faveur de la santé intégréeLa participation de la République centrafricaine à ce 9ᵉ Congrès mondial One Health témoigne de l’importance accordée par le pays aux questions de santé humaine, animale et environnementale.

La présence du docteur Patrick NINGATA-DJITA, Directeur de Cabinet du Ministère de l’Élevage et de la Santé Animale, offre également une opportunité de partager les réalités et les défis auxquels la Centrafrique est confrontée, tout en s’inspirant des expériences et des bonnes pratiques développées au niveau international.

Pour la République centrafricaine, l’approche One Health représente un cadre pertinent pour renforcer la prévention des maladies, améliorer la surveillance sanitaire et vétérinaire, lutter contre la résistance aux antimicrobiens et mieux prendre en compte les interactions entre les activités humaines, l’élevage, la faune et les écosystèmes.

 

Vers une mobilisation collective

Au-delà des échanges scientifiques et techniques, le 9ᵉ Congrès mondial One Health constitue un espace de dialogue et de mobilisation internationale. Il rappelle que les défis sanitaires contemporains ne peuvent être relevés par un seul secteur ou un seul pays.

La prévention des futures crises sanitaires nécessite une action collective, une coopération internationale renforcée et une approche intégrée de la santé.

 

À Lisbonne, les participants sont ainsi appelés à consolider les passerelles entre santé humaine, santé animale et protection de l’environnement, avec un objectif commun : construire des systèmes sanitaires plus préventifs, plus résilients et mieux préparés face aux menaces émergentes.

 

La participation centrafricaine à cette rencontre internationale s’inscrit pleinement dans cette dynamique et traduit la volonté du pays de renforcer son engagement en faveur d’une approche « Une seule santé », au service des populations, des animaux et de la préservation des écosystèmes.

CSCOM ASTA INOUSSA 

 

 

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